La production de Veja est limitée en fonction des récoltes de coton bio.
Pour palier ce manque, Veja a initié en 2006 un nouveau projet avec une coopérative de petits producteurs de l’état du Parana, région très fertile au centre du Brésil.
Après des attaques de chenilles, les producteurs ont unanimement décidé de pulvériser des pesticides pour protéger leur récolte.
Ce projet est un exemple d’échec de la démarche biologique. Veja ne pouvait prendre la responsabilité de demander aux producteurs de perdre toute leur récolte.
Engagés par contrat à acheter leur récolte, Veja utilise ces 12 tonnes de coton équitable et biologique (à hauteur de 30% de la récolte) pour constituer le doublage intérieur des baskets et les sacs de protection des accessoires Projet Numéro Deux.
Ce projet au Parana doit permettre, avec une nouvelle association de producteurs dans le Nordeste, de se prémunir contre les aléas de l'agriculture.
Veja essaie de diversifier son approvisionnement en coton biologique en même temps que les producteurs cherchent d'autres débouchés pour leurs cultures destinées à être vendues (coton et sésame essentiellement).
Pour l'instant, Veja achète 90% de la production de coton biologique d'ADEC. Une trop forte dépendance est dangereuse pour les producteurs comme pour Veja.
En 2009, des pluies violentes ont fait perdre la majorité de leur récolte de coton aux producteurs d'ADEC.